Ecluz · Automatiser la relance de devis
Cas d'usage · Relance de devis

Un devis non relancé n'est pas un devis perdu. C'est un devis oublié.

Vous chiffrez, vous envoyez, et le silence s'installe. Trois semaines plus tard, le dossier a glissé sous la pile et vous n'osez plus revenir dessus. Ecluz relance à votre place, avec vos mots, au moment où c'est encore utile, et s'arrête net dès que le client répond.

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Le même devis, sans relance
Le même devis, avec Ecluz
Jour 0Devis envoyé par mailVous passez au chantier suivant
Jour 2Le client l'ouvre, hésite, met de côtéVous ne le saurez jamais
Jour 6Il reçoit un autre devis, plus cher, mais relancé
Jour 12Vous y repensez sous la douche, sans agir
Jour 21Trop tard pour relancer sans se sentir insistant
FinAucune réponse, jamaisVous ne saurez pas pourquoi
Jour 0Devis envoyé, suivi enclenché automatiquementVous passez au chantier suivant
Jour 2Il l'ouvre, vous recevez une notificationVous savez qu'il regarde
Jour 4Premier rappel court, proposant de répondre aux questions
Jour 11Deuxième message apportant une précision utile
Jour 21Dernier message annonçant la clôture du suivi
FinUne réponse, quelle qu'elle soitSigné, reporté, ou refusé : vous savez
Le gain principal n'est pas le devis signé, c'est la réponse obtenue. Un refus clair libère votre planning et votre tête ; un silence, non.

Ce qui se passe vraiment quand un devis reste sans réponse.

L'explication qu'on se donne, c'est que le client a choisi quelqu'un d'autre. C'est parfois vrai. Mais dans la plupart des dossiers que nous voyons, il ne s'est rien passé du tout : la personne a ouvert le devis, s'est dit qu'elle en parlerait à son conjoint ou à son associé, et la vie a continué. Elle n'a pas dit non. Elle n'a rien dit.

De votre côté, le devis quitte votre esprit dès que vous appuyez sur envoyer. Vous êtes déjà sur le chantier suivant, et il n'existe aucun endroit dans votre journée où figure la question « à qui dois-je revenir cette semaine ». C'est cette absence de mécanisme qui coûte, pas le manque de motivation.

Une relance automatisée ne rend pas votre devis meilleur. Elle fait simplement en sorte que la question soit posée pendant que le sujet est encore chaud, ce que personne n'a le temps de faire à la main quand quinze devis partent chaque semaine.

Le bon moment, et pourquoi il est plus tôt que vous ne pensez.

La crainte la plus répandue est de paraître insistant, ce qui pousse à attendre. C'est l'erreur la plus coûteuse, parce que l'intérêt d'un client décroît beaucoup plus vite que la gêne de relancer n'augmente. Relancer à quatre jours passe pour du sérieux ; relancer à trois semaines passe pour du désespoir.

MomentObjectif du messageCe qu'il ne doit surtout pas faire
Jour 3 ou 4Vérifier que le devis est bien arrivé et proposer d'éclaircir un point. C'est un service rendu, pas une demande.Redemander une réponse. Il est trop tôt, et cela transforme une attention en pression.
Jour 10 ou 11Apporter quelque chose de nouveau : un délai qui se libère, une précision sur un matériau, une référence de chantier comparable.Répéter le devis à l'identique. Un message qui n'apporte rien signale que vous attendez, rien de plus.
Jour 20 ou 21Demander une décision, y compris négative, et annoncer que vous arrêtez le suivi. C'est le message qui obtient le plus de réponses.Menacer d'une hausse de prix inventée. Le client s'en aperçoit et vous perdez le dossier et la recommandation.
Au-delàRien, sauf si la validité du devis expire ou si le contexte change réellement.Continuer par principe. Les taux de réponse s'effondrent et les signalements en indésirable abîment tous vos envois.

Ces repères valent pour un devis courant chez un particulier ou une petite entreprise. Sur des marchés longs, avec plusieurs décideurs et un budget voté, l'échelle change : les intervalles s'allongent et le nombre de relances augmente. Le cadrage de départ sert à fixer ces délais sur votre réalité plutôt que sur une règle générale.

Les messages, tels qu'ils partent vraiment.

Voici les modèles utilisés dans une séquence, avec ce qui change automatiquement selon le dossier. Vous les relisez et les réécrivez avec vos mots au démarrage : un message qui ne vous ressemble pas se repère immédiatement.

Selon la situation

Ce qui part tout seul, et ce qui vous attend.

C'est la question qui décide de la confiance qu'on accorde à un système pareil, alors la réponse doit être explicite. La ligne est simple : ce qui est prévisible part seul, ce qui engage ou ce qui sort du cadre remonte vers vous.

Automatique, sans vous déranger

  • Le déclenchement du suivi quand un devis part
  • Les rappels aux dates prévues, avec les bonnes informations du dossier
  • L'arrêt immédiat de la séquence dès que le client répond
  • La notification quand le devis est ouvert
  • Le rappel avant expiration de la validité du devis
  • Remonté vers vous

  • Toute réponse du client, y compris un simple « je vous rappelle »
  • Une demande de modification du chiffrage ou du planning
  • Un dossier au montant supérieur au seuil que vous fixez
  • Une situation que le système ne sait pas classer
  • Toute relance que vous préférez écrire vous-même, si vous le demandez
  • Beaucoup d'entreprises démarrent avec une validation systématique avant envoi : rien ne part sans un clic de votre part. C'est plus lourd, mais c'est la meilleure façon de vérifier pendant quelques semaines que les messages vous conviennent. On enlève la validation quand vous n'y pensez plus, ce qui arrive généralement vite.

    Sur quels outils ça se branche.

    Le principe est le même que pour le reste de ce que nous faisons : on part de ce que vous utilisez déjà. Votre logiciel de devis, votre messagerie, votre agenda, votre tableur de suivi s'il fait office de fichier client. Vos équipes n'ont rien de nouveau à apprendre et si le système s'arrête, vos devis continuent de partir comme avant.

    Ce dont le système a besoin

    Savoir qu'un devis est parti, à qui, pour quel montant et jusqu'à quelle date il est valable. Ces informations existent déjà dans votre logiciel de devis ou de facturation, il s'agit de les rendre lisibles par le système, pas de les ressaisir.

    Le cas du logiciel fermé

    Certains logiciels métier n'offrent aucune interface d'échange. On le repère au diagnostic. Deux options restent alors ouvertes, un export programmé régulier ou un déclenchement depuis l'envoi du mail lui-même, et c'est vous qui tranchez en connaissance de cause.

    Un point technique qui n'en est pas seulement un : vos relances doivent arriver. Les enregistrements SPF, DKIM et DMARC de votre domaine conditionnent le fait que vos messages atterrissent dans une boîte de réception plutôt que dans les indésirables. Nous vérifions ces trois points avant de mettre quoi que ce soit en route, parce qu'une séquence parfaite qui finit en spam ne sert à rien.

    Les erreurs qui font plus de mal que de bien.

    Une relance automatisée mal réglée coûte plus qu'une absence de relance, parce qu'elle abîme la relation en plus de ne rien rapporter. Quatre pièges reviennent constamment.

    La séquence qui ne s'arrête pas

    Le client répond, et il reçoit quand même le rappel prévu trois jours plus tard. C'est le défaut le plus destructeur : il prouve que personne ne lit. L'arrêt sur réponse doit être vérifié avant toute mise en route, pas après.

    Le message qui ne vous ressemble pas

    Un vocabulaire commercial que vous n'employez jamais se repère à la première phrase. Vos clients vous connaissent : si le ton change brutalement, ils comprennent que ce n'est pas vous qui écrivez, et le message perd tout son poids.

    Le champ de personnalisation vide

    Un message qui commence par « Bonjour , » ou qui mentionne un chantier vide décrédibilise tout le reste. Une séquence sérieuse bloque l'envoi quand une information manque plutôt que d'envoyer un message troué.

    Le même rythme pour tout le monde

    Une petite intervention et un chantier à cinquante mille euros n'appellent ni le même nombre de relances ni le même ton. Faute de distinction, on est trop insistant sur les petits dossiers et trop timide sur les gros.

    Ce qu'on regarde pour savoir si ça sert.

    Trois indicateurs suffisent, et il faut les lire dans cet ordre.

    IndicateurCe qu'il ditCe qu'on fait s'il est mauvais
    Taux de réponseLa proportion de devis qui obtiennent une réponse, positive ou négative. C'est le seul indicateur qui mesure ce que la relance change réellement.On avance la première relance et on retravaille l'objet du message, qui décide de l'ouverture.
    Délai jusqu'à la réponseLe temps entre l'envoi du devis et la réaction du client. Il indique si vos relances arrivent au bon moment ou trop tard.On resserre les intervalles, généralement sur la première relance plutôt que sur les suivantes.
    Taux de transformationLa part de devis signés. Il bouge plus lentement et dépend d'abord de votre prix et de votre offre, pas de la relance.On ne touche pas à la séquence : si les gens répondent mais refusent, le sujet est ailleurs et on vous le dit.

    Un mot sur le retour sur investissement, puisque la question vient toujours. Nous ne promettons pas de pourcentage de devis signés en plus : cela dépend de votre marché, de vos prix et de votre concurrence, et quiconque avance un chiffre sans connaître votre activité l'invente. Ce que le calcul permet de poser, en revanche, est simple. Comptez le nombre de devis que vous envoyez par mois, le montant moyen de l'un d'eux, et demandez-vous combien vous en relancez réellement aujourd'hui. Un seul dossier récupéré par trimestre rembourse généralement la mise en place, et c'est ce raisonnement que nous faisons avec vous avant de commencer, quitte à conclure que ça ne vaut pas le coup chez vous.

    Questions fréquentes.

    Quels sont les différents types de relance ?

    Quatre registres, qu'une bonne séquence enchaîne au lieu de répéter le même message. La relance de courtoisie vérifie simplement que le devis est arrivé et propose de l'aide. La relance de valeur apporte une information nouvelle, un délai qui se libère ou une précision technique. La relance de décision demande une réponse, y compris négative. La relance de clôture annonce que vous arrêtez le suivi, et c'est souvent celle qui déclenche le plus de réactions parce qu'elle rend la réponse facile.

    Quelle est la méthode de relance client la plus efficace ?

    Celle qui arrive tôt et qui apporte quelque chose. Une relance envoyée dans les quatre jours, formulée comme une aide plutôt que comme une demande, obtient nettement plus de réponses qu'une relance tardive qui se contente de rappeler le devis. Le canal compte moins qu'on ne le croit : sur des dossiers importants, un appel court reste supérieur à tout email, mais il ne peut pas être systématique, et c'est justement pour cela que l'email automatisé prend en charge le volume pendant que vous gardez le téléphone pour les gros dossiers.

    Comment relancer un artisan qui ne renvoie pas son devis ?

    La question se pose souvent dans l'autre sens, quand c'est vous qui attendez. Un message court rappelant la date de la visite, le chantier concerné et votre propre échéance fonctionne mieux qu'une relance vague, parce qu'il permet à l'artisan de retrouver le dossier sans effort. Passé deux tentatives sur une semaine sans réponse, mieux vaut solliciter quelqu'un d'autre en parallèle : un professionnel qui ne renvoie pas son devis est généralement déjà complet, et ce silence est en soi une réponse.

    Combien de relances faut-il envoyer ?

    Trois suffisent dans la grande majorité des cas, réparties sur environ trois semaines, la dernière annonçant l'arrêt du suivi. Au-delà, deux choses se dégradent en même temps : le taux de réponse s'effondre, et le risque d'être signalé comme indésirable augmente, ce qui abîme la délivrabilité de tous vos autres envois, devis compris. Sur des marchés longs à plusieurs décideurs, le nombre monte et les intervalles s'allongent, mais c'est une décision de cadrage, pas une règle générale.

    Mes clients vont-ils voir que c'est automatisé ?

    Pas si les messages sont écrits avec vos mots et si la séquence s'arrête correctement. Ce qui trahit une automatisation, ce n'est jamais l'automatisation elle-même, ce sont ses défauts : un champ de personnalisation vide, un ton commercial qui ne vous ressemble pas, ou un rappel qui part alors que le client a déjà répondu. C'est précisément la raison pour laquelle la reprise des messages par vos soins au démarrage n'est pas une formalité.

    Et si je préfère relancer moi-même certains dossiers ?

    C'est prévu et c'est fréquent, notamment au-dessus d'un certain montant. Vous fixez un seuil, et les dossiers qui le dépassent ne partent pas en séquence automatique : ils apparaissent dans votre liste du jour avec le contexte déjà rassemblé, à vous d'appeler ou d'écrire. Le système sert alors de mémoire plutôt que de rédacteur, ce qui est déjà l'essentiel du problème.

    Combien de devis attendent une réponse en ce moment ?

    Dites-nous combien vous en envoyez par semaine et avec quels outils. On vous dit si l'automatisation vaut le coup chez vous, et comment elle se brancherait.

    Décrire ma situation