Le symptôme
Fin août, nous produisons une série de pages pour nos propres sites. Une phrase revient dans plusieurs titres : « Pourquoi choisir un Automatisation des processus pour PME ? ». La faute d’accord saute aux yeux, et la formule est doublement bancale puisqu’elle recopie mot pour mot le libellé du métier au lieu de le dire en français.
Le premier réflexe serait d’incriminer le modèle qui rédige. C’est presque toujours le mauvais réflexe.
Ce qu’on a trouvé en remontant
Le générateur choisit entre deux formulations selon la nature du client : un titre de type produit, qui s’écrit « Pourquoi choisir un ceci ? », et un titre de type service, qui s’écrit « Ce que vous y gagnez ». La bascule dépend de deux conditions, et il faut que les deux soient vraies.
La première portait : le client était bien déclaré comme un service. La seconde exigeait que sa fiche contienne la liste de ses prestations. Cette liste était vide. Un seul champ manquant, et tout le rendu repassait en mode produit, en injectant le libellé du métier là où un nom commun était attendu.
Le correctif pour ce cas précis existait dans le code depuis juillet. Il ne s’armait simplement jamais, faute de cette liste.
Ce que ça dit du métier
Un défaut visible ne vient pas toujours de l’endroit où il se voit. Celui-ci se lisait dans un titre, il vivait dans une fiche de configuration remplie à moitié, deux étages plus bas.
La leçon qu’on en tire est prosaïque : avant d’accuser un modèle de mal écrire, vérifier ce qu’on lui a donné. Dans notre cas, la moitié des reproches qu’on adressait à la chaîne de rédaction venaient de fiches incomplètes, pas de la rédaction.
Ce qu’on a corrigé
Les listes de prestations sont écrites pour les trois sites, ainsi que le vocabulaire métier que la chaîne doit reconnaître. Ce dernier point a réparé un second défaut au passage : la détection de page locale prenait « agence n8n » pour une page de ville, parce qu’elle retirait le vocabulaire du métier et lisait le résidu comme un nom de lieu.
Après correction, les titres sont passés en affirmatif et la faute a disparu. C’était de la configuration, pas de l’écriture.